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A la découverte des Côtes de Bordeaux

C’est un fait les Français sont très sensibles aux appellations en ce qui concerne le vin. Notamment sur les Bordeaux où les terroirs les plus réputés ont tendance à occulter les plus petites appellations, comme les Côtes de Bordeaux. Pourtant les vins qui y sont produits peuvent s’avérer très bons, et qui plus est nettement plus abordables. Petit tour dans les Côtes de Bordeaux où il y a du bon à boire, mais aussi du beau à voir !

Ah le vin de Bordeaux ! Il rayonne bien au-delà des frontières de l’Hexagone (bien qu’il souffre pas mal en ce moment…), mais ce surtout au travers de ses grandes appellations et ses grands noms, de Pauillac, Saint Estèphe, Saint-Emilion et autres Margaux.

Pour les petits, les vins des Côtes, qui réunissent les Blaye, les Cadillac, les Castillon, les Francs et les Sainte-Foy c’est une autre histoire. La preuve, pour ne pas être oubliés ils se sont réunis en 2007 sous la bannière de l’Union des Côtes de Bordeaux (UCB), histoire de glisser dans leurs appellation le nom de la capitale girondine… Un peu comme apposer une virgule ou trois bandes sur un T-shirt.

Mais si l’on s’y intéresse de plus près, pas besoin d’artifice. Il suffit comme nous l’avons fait de se rendre au cœur de ces coteaux, partir à la découverte de vins et de vignerons, pour des moments de partage et de convivialité, sans être à l’abri de tomber sur une pépite…

Sainte-Foy et Francs, petits mais costauds !

Nous avons commencé notre périple par l’une des plus petites appellations, à Sainte-Foy-la-Grande. Ici on a en tout et pour tout 21 viticulteurs qui se partagent 350 hectares, répartis sur les communes entourant la jolie cité médiévale située à 65 km à l’est de Bordeaux.
Il ne faut surtout pas hésiter à visiter la ville qui offre de belles maisons à colombages, une jolie place à arcades, sa Bastide du XIIIe, le tout le long de la Dordogne.

Côté vin c’est au Château Couronneau que nous avons fait escale. Une belle propriété d’une quarantaine d’hectares perchée sur les coteaux de Ligueux. Ici Christophe Piat, vigneron propriétaire, travaille en Bio depuis 1997 et en Biodynamie depuis 2009 avec certification Ecocert et Demeter. Qui plus est, depuis 4 ans, la famille a aussi abandonné le souffre et n’hésite pas à déclasser ses vins en cas de mauvais millésime.
Autre particularité, certaines cuvées connaissent un élevage en amphore et les vins sont conditionnés en tiré bouché.

En dégustation nous avons particulièrement apprécié le Volte Face 2017, au très joli nez, avec une bouche soyeuse et une jolie longueur (carton de 12 bouteilles à 126 euros). La Cuvée Pierre de Cartier 2016 en Bordeaux Supérieur quant à elle fait honneur à la maitrise de l’élevage en barriques neuves de chêne provenant de la forêt de Tronçais, cela dans une belle bouche ample (carton de 12 bouteilles à 150 euros).

Puis nous avons pris la route des Côtes de Francs. Avec 435 hectares répartis sur 3 communes, l’appellation n’est pas non plus à classer dans le gigantisme… Une petite quarantaine de viticulteurs sont en appellation, dont Frédérique Marque, propriétaire du Château Puyfromage avec un vignoble de 14 hectares sur la commune de Taillac et 40 sur celle de Saint-Cibard.

Ici nous sommes sur les coteaux les plus élevés de la Gironde, collés au Nord de l’appellation Saint-Emilion. Le propriétaire de cette exploitation familiale depuis 10 générations (en association avec ses 3 frères aujourd’hui à la retraite) s’est engagé dans une viticulture respectueuse de l’environnement. Le domaine est certifié ISO 14001 depuis 2014 et HVE depuis 2017. « Qui plus est c’est important quand on est à 90% à l’export », confie Frédérique Marque qui travaille notamment avec le Canada et l’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire et Benin).

Frédérique Marque veut aussi des vins avec leur « identité forte, le fruit, ce avec une recherche de la souplesse à l’opposé des trop tanniques Bordeaux », explique-t-il.
Sans perdre l’identité boisée des vins locaux, la cuvée Albert Signature 2015 que nous avons pu déguster nous a vraiment charmé. Ce vin, qui a passé 12 mois en barriques de chêne français dont 33% de bois neuf, offre un joli fruit noir tant au nez qu’en bouche. Celle-ci, souple et gourmande, n’en demeure pas moins tenue par une belle structure qui devrait lui permettre de garder encore la cave. Environ 15 euros la bouteille.

Le Château a gagné son nom amusant, Puyfromage, au moment de la Guerre de Cent Ans où les soldats anglais stationnaient dans la vallée. Ces derniers recevaient des signaux « du bord » (From Edge) du plateau où se trouve la maison aujourd’hui. Avec le temps et le départ des Anglais « from edge » s’est francisé en « fromage »… Une anecdote parmi d’autres à découvrir en se rendant sur place pour une visite et une dégustation gratuites.

Castillon, bien plus qu’une bataille !

Puisque nous parlons de cette Guerre de Cent Ans, poursuivons vers Castillon, avec sa bataille bien entendu mais aussi ses Côtes. Elles comptent 2.300 hectares répartis sur 9 communes et travaillés par près de 230 viticulteurs.

On se posera tout d’abord chez Renaud Limbosch qui a repris le domaine Château Tifayne en 1997. Il propose également au coeur d’une maison de caractère, dont les premières pierres remontent aux XIIième et XIVième siècles, 4 belles chambres d’hôte de tout confort, avec salles de bain privatives (3 épis Gîtes de France). De quoi passer une bonne nuit de récupération dans ce lieu labellisé Bienvenue à la Ferme et Vignobles & Découvertes.

Avant cela pourquoi ne pas s’offrir un sympathique dîner au Comptoir de Genès de Saint-Genès-de-Castillon, à un petit quart d’heure de route de là. Le restaurant qui réuni aussi une cave à vin, un café et une épicerie, offre une bonne une cuisine de terroir avec des produits de saison. Ici pas de carte des vins, on pioche sa bouteille directement dans les caisses bois disposées au milieu de la salle. On peut demander conseil pour choisir parmi une centaine de cuvées sélectionnées auprès des vignerons des Castillon Côtes de Bordeaux.

Nous avons, pour notre part, dégusté un Château Roc de Tifayne 2015, assemblage de merlot, cabernet sauvignon, cabernet franc et malbec. Une année d’élevage en barriques (dont 20 % de bois neuf) et une seconde année d’élevage en cuves donnent un rouge délicatement boisé, avec des notes de fruits rouges, sur une structure tannique assez souple. Un vrai plaisir sur le beau morceau de boeuf du diner. Autour de 10 euros la bouteille.
Un véritable coup de coeur également pour le Page 2015 de Patrick Honnef (ancien directeur technique de Château d’Aiguilhe) et Gérald Lecomte qui ont pris 1,4 ha de vignoble en fermage en Castillon-Côtes de Bordeaux. Cet assemblage de merlot et cabernet sauvignon offre du velours en bouche, avec des notes de mûres, de cassis, de cacao, et des épices du bois parfaitement fondues. Compter autour de 40 euros.

Pour bien débuter la seconde partie du tour des Côtes de Bordeaux une halte aux vignobles Thibeau & Fils permet d’apprécier tout le savoir-faire, la simplicité et l’accueil des vignerons de ces appellations.
Frédéric Thibeau le propriétaire n’a pas quitté Sainte-Colombe depuis qu’il a vu le jour. Tout juste a-t-il déménagé quand il s’est installé, et une fois par an il monte à Paris… pour la finale du Top XIV !
Coté vignoble, il est certifié Bio depuis 2012, et parfaitement limitrophe à l’appellation de Saint Emilion, juste de l’autre côté de la route.
Frédéric Thibeau fait des vins à son image, généreux, plein de fraicheur et dotés une bonne dose de délicatesse. Il travaille ses cuvées en parcellaire ce qui permet d’avoir de vraies signatures.
Les Fleurs de Trentin est la cuvée la plus bordelaise. Son passage en barrique lui apporte une belle structure, idéale pour une garde, avec un joli fruité (fruits rouge et cassis) et un boisé fondu. 10 euros !
On a eu aussi un coup de coeur pour Le Rouge aux Lèvres, un 100% malbec très soyeux, doté d’une belle fraîcheur et longueur. 8 euros.
Enfin plus classique, la cuvée Nathanoe 2014 est quant à elle 100% merlot, pour un vin plaisir avec de jolies épices. 7,50 euros.

On en profitera aussi pour aller voir la très jolie église Sainte-Colombe, catholique romane du XIIe siècle, classée au titre des monuments historiques.
Bien sûr Castillon-la-Bataille, bercée par la Dordogne mérite une visite. Ne serait-ce que pour se rendre à la Maison des Vins des Côtes de Castillon ! Enfin on notera au passage que ce n’est qu’en 1953 que Castillon, prendra le nom de « Castillon la Bataille », date du 500ème anniversaire de la fameuse bataille de 1453, qui permit à l’Aquitaine de redevenir Française.

Un tour en Cadillac et en Finlande !

Il est des destinations où l’expression « prendre la route » convient parfaitement, comme le Château Les Chemins en Cadillac-Côtes de Bordeaux. L’appellation compte 230 viticulteurs qui travaillent 2.200 hectares sur 39 communes.

Comme Mathilde et Emmanuel Chaumarat qui ont acheté un domaine en 2015. Le lieu, Le Goursin à Saint-Germain-de-Graves, été choisi pour son vallonnement et la beauté du paysage. Nous confirmons leur choix !
Le vignoble est de fait morcelé et sur les 4 hectares seuls 3 sont en production. Actuellement en conversion Bio, en HVE (Haute Valeur Environnementale), ils visent une production de 10.000 bouteilles, ainsi qu’une partie pour la vente de vrac au tonneau. Pas de folie donc, juste « Être chez soi, travailler pour soi, avoir une vraie qualité de vie », rapporte Mathilde.
Nous avons dégusté leur 1er vin, poétiquement baptisé L’empreinte des chemins. En millésime 2015 ce vin rouge offre une bouche suave, ample, avec du fruit, et une finale longue et épicée. Un joli vin. 12,10 euros.
Pour le plaisir Mathilde et Emmanuel proposent également la cuvée Les Chemins, en blanc ou en rouge. Nous avons dégusté les 2, mais seul le rouge est dans l’appellation. En millésime 2016 cet assemblage 85 % merlot noir / cabernet-franc, 15 % cabernet-sauvignon offre une bouche très souple, avec un joli fruit, et une finale élégante. Un sympathique rouge pour un magret de canard ou au dessert en saison avec des fraises. 7,10 euros le bouteille.

Nous poursuivons notre route vers Cadillac et atteignons Rions où se trouve une propriété pour le moins originale. En effet si nombre de domaines sont passés ces dernières années au mains de riches investisseurs Japonais, puis Russes et enfin Chinois, le Château Carsin a changé de propriétaire des 1990 pour être acquis par la famille Berglund, des Finlandais !

Accueillis par Nea alors que les vendanges battent leur plein, nous croisons des hordes de jeunes femmes à tresses blondes, ce qui n’est pas habituel dans la région.
Pour autant à Carsin on aime la tradition locale. Sur cette propriété de 23 hectares (dont 18ha seront certifiés Bio pour le millésime 2021) on travaille 9 cépages dont les historiques bordelais que sont les sauvignon gris, malbec, carménère et petit verdot.
Autre particularité depuis 2017, avec le 1er millésime en amphore. Pour la famille Berglund ici le principe c’est l’authenticité. « Pas de levure, pas de bois neuf, l’amphore est neutre alors que le bois donne un goût. Elle travaille en oxydation comme la barrique », explique Nea Berglung. Aujourd’hui 1.600 bouteilles ont été produites en amphore sur un total de 70.000.
Alors on se lance, on déguste et nous apprécions la Cuvée Noire 2016, un assemblage de 6 cépages qui auront passés 12 à 18 mois en barrique. Son très joli nez précède une bouche pleine de fraîcheur, du fruit et une belle finale épicée. 16,50 euros.
Le Charivari Aventure Nocturne 2017 nous a aussi satisfait. Ce 100% merlot a vieilli en vieux fûts de chêne pendant 12 mois avant d’être mis en bouteille, sans collage ni filtration. Naturellement fermenté ce rouge explose en fruit, avec des notes de mûres et de cerises croquantes. En prime une jolie étiquette signée de Jenna Kunnas, graphiste finlandaise. 22 euros.
Au Château Carsin les visites sont possibles et gratuites, sur rendez-vous. Elles comprennent la visite guidée du vignoble et du chai avec dégustation offerte.

Bien sûr une visite de la ville qui a donné son nom à l’appellation et à une voiture star est une bonne idée. La cité possède de beaux remparts, vestiges de l’enceinte de la bastide, avec deux portes très esthétiques, la porte de la Mer au sud et celle de l’Horloge à l’Est. Ils sont surplombés par le le château de Cadillac, construit sous le règne d’Henri IV. De style classique est classé depuis 1862.
Pour ce qui est de la fameuse voiture, point de trace ici, la marque a simplement pris le nom d’Antoine de Lamothe-Cadillac, en guise d’hommage à celui qui fonda en 1701 la ville de Detroit, siège de l’entreprise.

Blaye, la plus vaste avec son petit clos

Parler automobile nous rappelle qu’il est temps de prendre la route vers les Côtes de Blaye. L’appellation la plus aux nord des Côtes de Bordeaux est aussi la plus vaste, avec 6.000 hectares exploités par 450 vignerons sur 41 communes.
Tant qu’à mettre cap au nord, autant aller au bout du bout et nous rendre au Château La Martellerie, à Saint Palais. Cette petite ville de Gironde voit en effet ses limites nord faire office de frontière avec les Charentes-Maritimes !
Et c’est bien connu dans ces contrées septentrionales, les personnes ont le sens de l’accueil. Confirmation avec Véronique Lardiere qui tient le domaine après que sont père soir parti en retraite. Et en cette année 2020 elle a le plaisir d’accueillir son tout jeune fils Maël pour l’épauler.
Un bonheur absolu pour cette maman dont l’histoire de sa vie et celle de son fils sont encore plus intimement liées qu’on ne peut l’imaginer. Et c’est sans doute pour cela que cette femme l’apprécie cette vie, à la hauteur de sa si belle générosité.
Ici on est à la ferme, avec un poulailler, des moutons, la rivière Le Taillé qui glisse en contrebas. Et bien sûr une cuverie et un chai où nous allons déguster les vins de la maison.
A commencer par le Château La Martellerie Blanc 2018, un 100% sauvignon blanc et gris qui offre un joli fruit, des notes fraiches d’agrumes, avec ce qu’il faut de gras pour assurer l’équilibre. Idéal pour un apéritif avec un beau plateau d’huitres. 7,10 euros.
Mais notre coup de coeur est aussi tout le symbole de l’histoire de ce domaine. La Cuvée Maël est un 100% merlot qui s’est vu offrir un élevage en fût neuf de 12 mois. Résultat, dans son millésime 2009, il s’agit d’un vin rouge à la bouche généreuse, élégante, avec un beau fruit, dans une belle structure et un léger boisé. De quoi s’offrir encore de belles années en cave.

Preuve en est avec le symbolique millésime 1999 que Véronique Lardiere nous a ouvert pour un diner pantagruélique à sa table. Ce avant une bonne nuit réparatrice dans l’une de ses 3 chambres d’hôtes, disposant de leur salle de bains et wc, juste au-dessus de la maison typiquement girondine, entièrement rénovée, où séjourne la famille.

De quoi repartir vaillant pour la Citadelle de Blaye bâtie sur l’estuaire de la Gironde, entre 1685 et 1689, sous la supervision du célèbre ingénieur Sébastien Vauban.
Après une visite des lieux en surface et dans les souterrains, le clou du spectacle sera bien entendu le Clos de l’Echauguette. Le vignoble, en 100% en merlot, ne compte que 15 ares surplombant l’estuaire face au Médoc. Conduit en agriculture biologique, labouré à cheval et vendangé à la main, il produit environ 6 hectolitres en fonction du millésime.
Elevés en en fût de chêne pendant 16 mois avant de donner un peu moins de 800 bouteilles. En nait le Clos de l’Echauguette, un rouge suave, élégant avec une belle complexité, fierté de l’appellation.
La cuvée du Clos de l’Echauguette est disponible à la Maison du Vin de Blaye que nous conseillons bien entendu de visiter.

Nous ne pouvions repartir qu’avec cette cuvée confidentielle pour cette appellation des Blaye-Côtes de Bordeaux. Alors nous sommes allés à la rencontre d’un jeune vigneron, Vincent L’Armouller, propriétaire du Château Frédignac à Saint Martin Lacaussade.
Avec sa compagne Ludivine ils ont fait le choix de l’agriculture biologique pour leur domaine de 20ha. situés juste au nord-est de Blaye. Au-delà de se passer d’intrants chimiques, Vincent prend soin des sols et de la biodiversité en plantant de l’orge et du pois dans les rangs.
La maison propose de jolis vins tels le Le Gabier Blanc 2018 (sauvignon blanc et sémillon à parts égales) qui allie fraîcheur et rondeur pour une finale saline très agréable. Pour l’apéritif ou avec des fruits de mer. 8,80 euros.
En rouge Le Gabier 2017, assemblage de merlot principalement avec un peu de cabernet sauvignon, de cabernet franc et de malbec, est un vin de plaisir, assez puissant mais croquant sur le fruit, avec une jolie fraicheur et quelques notes épicées. Pour les barbecues entre amis. Autour de 10 euros.
Nous avons aussi dégusté La Favorite 2015 (cité dans le Guide Hachette des Vins 2019), la cuvée prestige du domaine.
Un assemblage de merlot (75 %) de de cabernet sauvignon, et de cabernet franc qui donne un vin de belle structure, avec de la rondeur, du fruit, un joli bois dans un ensemble fort bien équilibré. Il attend votre côte de boeuf. Autour de 12 euros.

Pour rendre visite à Vincent et Amandine, en saison, le circuit touristique en petit train depuis la Citadelle, suivi de la visite et dégustation au chai est une sympathique idée.

Cette très agréable ballade dans les Côtes de Bordeaux nous a offert de rencontrer des vignerons aussi passionnés que talentueux. Désireux de faire découvrir leurs vins et leur région. Ils méritent sincèrement qu’on leur rende visite et que l’on déguste leur production.

Voir le site du Château Couronneau
Voir le site du Château Puyfromage
Voir le site du Château Tifayne
Voir le site du Comptoir de Genès
Voir le site du Château Les Chemins
Voir le site du Château Carsin
Voir le site du Château La Martellerie
Voir le site de l’Office de tourisme de Blaye
Voir le site du Château Frédignac

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