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Le Roannais, délices pour les papilles, mais pas que !

S’il est une région de France qui rime avec gastronomie, c’est bien le Roannais. Au coeur du département de la Loire, autour de la ville de Roanne, les délices ne manquent pas, tant pour les papilles que pour les yeux. Et si on y partait voir de plus près ?

Quand nous sommes partis pour le Roannais au mois d’octobre dernier, à l’occasion du festival Roanne table ouverte, nous étions bien loin d’imaginer ce que ce Coronavirus et sa pandémie allaient nous réserver pour le printemps…

Aujourd’hui, alors que le déconfinement semble se dérouler avec succès, que les espoirs de vacances se font plus francs, nous allons essayer ici de donner envie de (re)découvrir la France et notamment ce coin de Loire, réputé pour satisfaire les plus gourmands.

Lorsqu’on arrive à Roanne par le train, afin d’aller au plus court quoi de mieux que de se poser au Grand Hôtel, à deux pas de la gare. Affilié à la chaine Brit Hôtel, cet établissement 3 étoiles se trouve également à toute proximité du Multiplex cinéma, des rues piétonnes et des restaurants. Les chambres sont très confortables, calmes, et le petit déjeuner est aussi bon que varié, le tout assuré par une équipe très accueillante.

Quasi attenant, Le Central – Brasserie Troisgros, café-restaurant-épicerie de la célèbre maison roannaise nous accueille dans une ambiance années 20, feutrée. Le petit guide rouge lui a attribué un Bib Gourmand mérité, la cuisine y est traditionnelle, de saison et gourmande, le service à la hauteur. Très bon rapport qualité prix pour un bon dîner.

Après un bonne nuit, aller arpenter les rues de Roanne, aux façades peintes, est un vrai plaisir. Notamment dans le Centre Ancien où l’on trouve les plus anciens vestiges de la ville : les fours de potiers gallo-romains du IIème siècle, les baptistères du Haut Moyen-Age, le château dont le donjon est daté du XIIème et l’église St-Etienne dominant la très mignonne maison moyenâgeuse, la plus ancienne de Roanne.

Fleuve, marché, chocolats, MOF…

On aime aussi se rendre au marché du vendredi matin, sur la place qui fût l’ancien jardin d’un couvent. C’est ici que l’on retrouve la Maison Bouquet, bel hôtel particulier à la toiture aux tuiles vernissées. Un lieu imaginé et commandé par Jules Déchelette, neveu de Joseph Déchelette l’archéologue roannais, et décédé à 27 ans avant d’avoir pu le voir achevé.

Dans les rues piétonnes, on prendra le temps de s’arrêter chez Bertrand Chocolatier. Notre homme est incontestablement l’autre nom du chocolat à Roanne (nous avons déjà parlé de François Pralus précédemment).
Normand d’origine, installé dans la Loire, il s’est lancer dans l’aventure chocolatée il y a un peu plus de 5ans. Et il a eu raison ! Une de ses pures gourmandises se trouve sous la forme de dômes croquants et colorés. Une couverture chocolat en forme de dôme abrite un confit de fruit et une ganache pour fondre de plaisir. On a croqué et craqué pour l’abricot, le sésame, ou bien encore le Caramel Passion pour ne citer qu’eux. Aussi beau que bon.

Mais si l’on veut se faire frémir les papilles, c’est aussi du côté des Halles Diderot qu’il faut allez se promener. Ce marché couvert permet de s’approvisionner en produits du terroir auprès de commerçants renommés. Les MOF sont en effet au rendez-vous, comme Chavrier, superbe poissonnerie, ou bien encore le fromager Mons. Pour la boucherie les Roannais font la queue chez Séon-Vial et apprécient prendre un café chez Thivoyon le torréfacteur. Nous confirmons ! Pralus y possède aussi sa boutique, pour s’y approvisionner en Praluline bien sûr ! Vraiment incontournables ces halles…

Roanne n’est pas qu’une ville gourmande. C’est aussi un port fluvial, sur la Loire. Le Port de plaisance, situé au cœur de la ville, accueille péniches et autres voiliers pour une belle escale.
Ici on est au départ du canal de Roanne à Digoin, on peut aller y faire un tour sur l’eau en louant un bateau électrique sans permis, ou le longer à vélo. Bien entendu toutes ces activités ouvrent l’appétit et il est possible de se restaurer dans l’ambiance du port, au restaurant flottant L’Entre Deux Ô.
On y apprécie une cuisine de qualité, comme un service attentionné. Si les vins sont intéressants on regrettera de n’avoir à la carte que les bières des géants internationaux alors que la région possède de beaux brasseurs artisanaux (Les Brasseurs du Sornin à quelques encablures de Loire pour ne citer qu’eux).

Châteaux, Villages et vins de caractère

La Loire justement va nous guider pour découvrir l’un des villages du Roannais labellisés Villages de Caractère, Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire. Fruit du regroupement de Saint-Jean-le-Puy et de Saint-Maurice-sur-Loire en 1974, le village offre des points de vue exceptionnels, notamment du haut de la tour Saint-Maurice-sur-Loire. Que ce soit sur le fleuve, le lac de Villerest ou l’oppidum celte de Joeuvres. Il faut se laisser guider au travers de ses ruelles à la découverte de son remarquable patrimoine. On fera aussi un détour par La Cure, pôle Touristique et culturel qui met en exergue l’artisanat d’art et les produits du terroir. Pour les pèlerins notons le gîte d’étape St Jacques de la Cure pour une halte dans un cadre exceptionnel.

Bien sûr pour se ressourcer, le Château de Champlong à Villerest est d’un autre style. Cette maison de charme du XVIe a été transformée en château au XVIIIe, pour enfin être rénové par Véronique et Olivier Boizet, et devenir un très confortable hôtel spa 4 étoiles.
Doté d’une belle table, niché en pleine nature, l’établissement propose également une jolie piscine en extérieur ainsi qu’un golf 9 trous, dans le parc du château sur 32 hectares.

Retour sur les bords de Loire dans un autre château, inhabité celui-ci, mais qui mérite aussi le détour. Le Château de la Roche à Saint-Priest-la-Roche est planté sur son piton rocheux, impressionnant lorsque le niveau du fleuve est bas. Inquiétant lorsque l’on sait que celui-ci est capable de s’élever largement et très rapidement. Il suffit de s’arrêter sur les marques des différentes crues pour comprendre…
Ses propriétaires expropriés, voué à la destruction après la réalisation du barrage EDF de Villerest, il a été sauvé par les riverains et les communautés de commune. Aujourd’hui propriété de la Communauté de Communes du Pays entre Loire et Rhône il se visite et offre une expérience muséographique à découvrir en visite théâtralisée. De même deux salles d’escape game avec deux intrigues y ont été aménagées pour rendre le lieu encore plus attractif.

Si l’eau a sa place avec la Loire, il serait tout de même navrant de passer outre le vin. D’autant que l’appellation Côte Roannaise comportent quelques pépites. Nous sommes allés au Domaine Désormière situé à Renaison, à 10 minutes à l’ouest de Roanne. Domaine familial, il est aujourd’hui conduit en Terra Vitis par les frères Eric et Thierry Désormière, la 5ème génération qui vient de succéder à leur père Michel.
Le domaine propose 9 vins dont 5 en AOC Côte Roannaise, un rosé et 4 rouges. Ils sont complétés par un vin blanc IGP Urgé (Chardonnay), un rosé IGP Urfé doux, vin rosé pétillant élaboré par méthode traditionnelle et un vin blanc pétillant élaboré par méthode traditionnelle.En ces moments où nous avons besoin de douceur, le rosé D’Dames, IGP Urfé doux, est un vrai plaisir. A ses belles notes fruitées gourmandes, une jolie acidité offre la fraicheur nécessaire en finale.
En Cote Roannaise on a particulièrement apprécié la cuvée Les Têtes, un 100% gamay issu des vieilles vignes du domaine. Un rouge d’une jolie puissance aromatique, du fruit, des épices, le tout maintenu par une belle structure qui pour autant ne manque pas de souplesse.
Mais le mieux est encore de se rendre sur place et de venir goûter au domaine où l’accueil est à la hauteur des vins ! Et d’en profiter pour déjeuner au Jacques Coeur, le restaurant de Renaison où le Chef Jean Yves Giraudon propose une belle cuisine de terroir.

Il faut aussi profiter des beaux jours pour se rendre à Saint-Haon-le-Châtel. Aux pieds des Monts de la Madeleine, ce petit village médiéval fortifié de seulement 87 hectares est la commune la plus petite de la Loire ! Mais quel bonheur que de se promener dans ses petites ruelles escarpées et ombragées sinuant au milieu des maisons à pans de bois du Moyen Age, des manoirs de la Renaissance et autres hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles.
On grimpe sur les points hauts, jusqu’à l’église romane du XIIe pour découvrir ses peintures murales datées du XIIIe au XVe siècle et une poutre de gloire. Mais aussi pour profiter de la vue sur la plaine de Roanne alentours.
Et pour cela nous ne pouvons que conseiller de le faire en compagnie de Jean Mathieu. Enfant du village, ce passionné de généalogie et de littérature propose une promenade historique dans la ville médiévale pour ne rien manquer des cours intérieures, des remparts et du jardin du Moyen-âge. (Renseignements au Point Infos).

Le Roannais est à n’en point douter une destination complète pour y passer de bons moments. Entre gastronomie et culture, en pleine nature, pour des activités sportives ou se détendre, il y en a pour tous le monde et tous les goûts !

Le Roannais en images

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